Bien avant l’arrivée des colons, les Autochtones utilisaient des méthodes efficaces pour préserver l’intégrité des forêts, lacs, rivières, ces garde-mangers essentiels à protéger. Et ces méthodes tendent à refaire surface.
Brûler préventivement
Afin d’éviter que les forêts ne se consument spontanément, les pratiques ancestrales conduisaient les communautés à brûler, en dehors de la saison des feux de forêt, le bois, les brindilles, les feuilles et herbes séchées, tout ce qui se trouve à être un combustible. Au printemps et à l’automne, des gardiens du feu incendiaient des parcelles de forêt où il y avait accumulation de branches ainsi que de feuilles mortes et sèches. Ces brasiers étaient gardés sous contrôle par le gardien du feu.
Ces techniques sont surtout documentées dans les communautés de la Colombie-Britannique, mais elles semblent avoir été appliquées universellement. Ces savoirs, qui ont souffert d’un bris de transmission, permettent d’atteindre deux objectifs: prévenir les feux de forêt et régénérer la flore.
Aider la nature à se régénérer
Les feux culturels, moins chauds que les grands incendies, laissent les rhizomes intacts et ouvrent un espace aux petites pousses en détruisant les accumulations de feuilles et de branches mortes. Les petits fruits poussent en grande quantité sur des terres brûlées et en Colombie-Britannique, dans la communauté de Skeetchestn, un gardien du feu a réussi à faire repousser une plante qui ne poussait plus depuis 100 ans