La chasse fait partie intégrante de la culture et des traditions des premiers peuples. Bien plus qu’une activité de subsistance, pour certains la chasse peut être un acte spirituel où un lien profond de respect unit le chasseur à sa proie.
L’utilisation du gibier
La pratique de la chasse n’est qu’une part de la relation entretenue avec le territoire, la forêt et ses composantes. Elle s’intègre dans un mode de vie touchant plusieurs aspects tels que la langue, la culture, les traditions, la nourriture ainsi que la spiritualité. Dans la vision des premiers peuples, le gibier récolté par le chasseur nourrira des membres de la communauté, la peau pourra servir à fabriquer des vêtements, les os quant à eux permettent de fabriquer des outils ou se transforme en matériel d’artisanat. L’animal est utilisé dans son entièreté.
La chasse une opportunité d’enseignement
En outre, la période de la chasse est l’occasion d’une transmission des valeurs traditionnelles, des gestes, des savoir-faire et del’importance de la relation entre l’homme et l’animal sont transmises de génération en génération par les aînées. La chasse est pratiquée dans une perspective de conservation de la ressource, mais aussi de partage. Le mode de transmission est souvent par l’observation.
Les animaux chassés
Dépendamment de leur présence sur le territoire, certains animaux sont chassés plus couramment dont: le caribou, l’orignal, le chevreuil, l’outarde, la dinde sauvage, le castor, le lièvre et l’ours. Dans plusieurs communautés, la chasse est communautaire et liée à une semaine culturelle où plusieurs services publics sont fermés afin de permettre à la communauté d’aller sur le territoire pour pratiquer leurs activités traditionnelles.